Pisse-Vinaigre et Fesse-Mathieu

bordure plume écrivain

On dit que je suis un fainéant
Un drogué, un irresponsable
Qui passe le plus clair de son temps
Vautré dessus ou sous une table
Que je n'ai aucun av'nir
Que mon passé est déjà loin
Qu'à brûler ma jeuness' à rire
Je vieillirai dans le chagrin

Pisse-Vinaigre et Fesse-Mathieu
Je n'ai qu'une vie
Pisse-Vinaigre et Fesse-Mathieu
Je vous r'mercie
Pisse-Vinaigre et Fesse-Mathieu
Je n'ai qu'une vie
Je vous r'mercie
De bien vouloir vous l'ennuyer
Sans moi


On dit que je suis un bandit
Voleur de poules infidèles
Et que celles qui m'ouvrent leur lit
Vendent leur âme à mon escarcelle
Que je vis dans la luxure
Le strupre et la fornication
Qu'mon épouse est un' sainte, c'est sûr
Je suis sa croix, sa punition !

-ref-

On dit qu'l'argent me coule des doigts
Et qu'il ignore le fond d'mes poches
Que j'dépense celui que j'n'ai pas
Nabab virtuel, roi de la bamboche
Que je s'rai pris au dépourvu
Lorsque Pater austère dev'nu
Et que grisbi aura fondu
Hiver galère sera viendu !

-ref-

On dit que je suis anarchiste
Iconoclaste, brûleur d'idoles
Que pour moi aucun dieu n'existe
A part Bacchus, dieu de la picole
Mais, nom de dieu, puisqu'on en cause
S'il créa vos faces de carême
Vous, tristes sires, vous, gueules de prose
Ma conversion n'est pas en germe !